Association PROSANTEL, Mai 2010![]()
Correction de l’impact des ondes électromagnétiques
Des réseaux haut débit locaux :
C’est la troisième fois que Jean Uguen intervient sur un réseau wi fi associatif à l’échelle de communes.
Des habitants, non connectables à l’internet haut débit (par le réseau téléphonique) ont pris l’initiative de mettre en place des installations «amateurs» pour profiter de ce service.
Ces réseaux ruraux sont composés d’une installation de base connectée au réseau téléphonique et de relais.
La station de base reçoit et émet les informations par le fil. Ces signaux sont alors acheminés à une antenne sur un point haut du secteur.
Cette antenne peut être soit sur le même bâtiment que l’installation de base comme à l’ancienne école du Kermeur ou sur l’église de Tréflévenez, soit sur un autre bâtiment comme ici à Guiclan.
La station de base est située dans les services techniques municipaux de Saint Thégonnec et le relais principal est sur le clocher de Guiclan. Il est équipé de différentes antennes et émet dans plusieurs directions.
Les flux de données circulent (dans les deux sens) d’un point à un autre en faisceaux directionnels. Certaines habitations sont juste «utilisateurs» de ce service (sur abonnement – 74 foyers à l’origine pour l’association «Guiclan Haut Débit»).
D’autres maisons particulièrement bien situées (point haut), peuvent aussi servir de relais intermédiaires (comme ci-dessous, la maison de «Kerlaoudet»). Toutes nécessitent des équipements spécifiques installés au niveau du toit et orientés très précisément. Les transmissions se font «à vue» et sans obstacles.
- Les faisceaux sont très étroits et ciblent un récepteur en hauteur (ils «n’arrosent pas tous azimuts» comme les bornes wi fi équipant habituellement les habitations ou les lieux publics).
- Les fréquences utilisées sont celles de la wi fi.
- Les puissances sont modestes.
Cependant, à la mise en route des installations, des nuisances ont été constatées.
2 - Un pépiniériste installé à 5 km de l’émetteur de Saint Thégonnec, a été alerté aussi par ses sensations. Il connaît bien ces nuisances, et lorsqu’il les ressent, il sait que ses plantes sont menacées. Il craint alors pour sa production. Dans le passé, sur un autre site, il avait eu de lourdes pertes économiques provoquées par l’oïdium. Cette maladie cryptogamique avait été favorisée par des conditions de déséquilibre similaires dues à un proche pylône de téléphonie mobile. Il est depuis très vigilent au maintien de conditions favorables. Maintenant, en cas de perturbations, il sait qu’il peut faire appel à Jean.
La réponse de Jean Uguen :
Quand on signale un problème à Jean, il cherche l’origine de la nuisance (émetteur, pylône, ondes électromagnétiques …). Il trace les trajectoires affectées (souvent dix rayons autour d’un point remarquable) puis il cherche où poser un dispositif pour y remédier.![]()
Tracé des lignes à partir du clocher de Guiclan.
Grâce aux personnes gênées qui ont rapidement donné l’alerte, le traitement a été fait dès le 15 avril, soit quelques jours après la mise en service.
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Le 17 mai 2010, des membres de l’association Prosantel sont venus tester l’efficacité de la correction.
Les niveaux énergétiques ont été mesurés (en détection sensible) dans différents points stratégiques :
- dans l’atelier des services municipaux
- au niveau du pylône DDE
- face au clocher de l’église de Guiclan
- dans les serres de production horticole
- à l’extérieur et dans la maison de Kerlaoudet.
Les tests ont été faits en deux phases :
en l’absence de dispositif : des ondes négatives sont ressenties dans ces différents lieux (excepté, curieusement, à l’intérieur de la maison de Kerlaoudet).
Le dispositif a ensuite été remis en place sur les appareils de l’atelier de Saint Thégonnec : cinq lieux testés sont alors «repassés en positif ».
Les nuisances se propagent donc sur le réseau.
La correction aussi.
L’employé travaillant dans l’atelier a retrouvé alors des conditions de travail favorables, tout comme le responsable des serres.
Il faut cependant remarquer que les serres ne sont pas connectées à ce réseau hertzien. On observe donc que des points sans liens technologiques avec ces équipements peuvent être aussi affectés, même distants de plusieurs kilomètres.
La nature du sous-sol potentialise les effets.
Dans la plupart des cas rencontrés, on observe qu’une puissance importante d’ondes électromagnétiques induit une nuisance importante, mais il faut savoir dissocier ces deux notions :
- des nuisances importantes peuvent être ressenties avec de faibles valeurs mesurées.
- la valeur en volt par mètre mesurée n’est pas modifiée par la pose du dispositif correcteur (conservation de l’efficacité d’émission) ; néanmoins la nuisance n’est plus ressentie.






