12 avril 2008
Le 03 avril 08 par Chantal Merrien
Nous sommes en traite robotisée depuis le 20 juin 2007.
Les vaches ne sortent pas du bâtiment.
Nous raclons les logettes 2X par jour.
En fin février - début mars 2008, nous ne pouvions plus aller parmi les vaches sans qu’elles ne se lèvent ou partent affolées devant nous. Leur nervosité rendait difficile et dangereux notre travail.
La 2ème semaine de mars les cellules ont commencé à monter, la quantité de lait à chuter.
La 3ème semaine les vaches ne venaient plus se faire traire, elles ne montaient plus dans le robot, (1,8 traites/vaches au lieu de 2,1/2,2), (de 2 245kg/24h c’est descendu à 2 050kg). De cela il fallait enlever le lait jeté. Qui dit cellules + ne plus se faire traire amène automatiquement des mammites. Sur 70 vaches à traire 13 avaient le lait à jeter.
Une véritable catastrophe.
L’alimentation, l’eau, notre méthode de travail rien n’avait changé. On s’est posé la question : le robot ? Les techniciens sont intervenus à plusieurs reprises => rien.
Nous étions découragés, le moral à zéro.
L’idée des éoliennes a commencé à nous traverser l’esprit. Le 20 mars nous prenions contact avec Christophe Bret de la société Erélis. Il nous a parlé d’autres personnes et d’élevages qui avaient eu des phénomènes pas forcément similaires mais aussi inquiétants que les nôtres, et nous a conseillé de prendre contact avec Jean Uguen. Ce dernier (nous le contactions vers 20h) nous a dit qu’il avait posé un dispositif près de l’éoliennes (n°4) (voir photo ci-dessous) , vers 17h et de voir s’il y avait du changement le lendemain. En effet, le matin du 21, déjà les vaches ne se levaient plus affolées de leurs logettes quand il s’agissait de nettoyer. Vous pourrez nous dire « c’est psychologique », nous aussi nous pensions cela avant, mais les animaux on ne les « manipule » pas, ils ne parlent pas, ils s’expriment par leur comportement.
Est-ce aussi la faute des éoliennes :
Si les vaches qui ont vêlé depuis le début mars ne délivraient pas, s’il a fallut opérer 3 d’entres elles pour des caillettes, si des boiteries sont apparues sur des vieilles vaches (solides avant) ? Des « beugs » informatiques, des dérèglements des machines, nous n’en avions pas jusque là. Les techniciens sont intervenus à plusieurs reprises durant cette période, et n’ont rien trouvé.
Nous connaissons la loi des séries, mais cela fait vraiment beaucoup de choses qui se sont mises à ‘déconner’ sur une si courte durée.
Le 25 mars, nous sommes soulagés de constater une évolution positive : presque 2,1 traites/vl, une production de 2180 kg/24h et pas de nouvelles mammites depuis le 22 .
Informatiques et machines : plus d’anomalies, depuis la mise en place des dispositifs.
Nous avons subi, constaté les faits, et il existe des solutions,
c’est pourquoi nous avons tenu à témoigner.
Merci à Christophe Bret de nous avoir écouté.
Merci à Jean Uguen d’être intervenu.
- 22/02/2011 19:50 - La Geobiologie au service des élevages
- 28/05/2009 22:17 - Cas des éoliennes du site de Collorec
- 28/05/2009 22:13 - Témoignage au sujet d’un élevage bovin en Loire Atlantique





